Ecrits

Paru en octobre 2004
Format : 13 x 20 cm
Nombre de pages : 192
ISBN : 2-915653-04-6
Prix : 14, 40 Euros


LES COMPAGNON D'HELA ont reçu le double prix littéraire de l'Armée des 12 singes aux Utopiales de Nantes en 2005 (Prix du public et prix du jury dans la catégorie fantastique.)

 

 

 

 

 

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LES COMPAGNONS D'HELA :

Vampire alchimiste, Roman était autrefois « Cagliostro », le grand Kophta, célèbre thaumaturge du temps de Marie-Antoinette.

À l’époque, ses recherches hermétiques étaient entièrement consacrées à la quête éperdue de l’élixir de longue vie - la vraie et non cette immortalité au rabais qu’allait lui inoculer son présomptueux précurseur, le non moins illustre comte de Saint-Germain.

Aujourd’hui, Roman manage incognito un groupe de rock hardcore. Mais son quotidien d’anonyme prédateur va être bouleversé la nuit de sa rencontre avec Lucio, jeune homme provocateur à l’énigmatique pouvoir de séduction. Avec Lucio, c’est tout le passé de Roman qui refait surface.

Dès lors, notre héros n’aura plus qu’une seule idée en tête : retrouver la trace du comte de Saint-Germain dans les replis du temps et lui ôter tout espoir de rédemption.



ANALYSE :

C’est tout naturellement que les créateurs d’imaginaires ont puisé dans les mythes ancestraux, les revisitant sans cesse. Le mythe du vampire n’échappe pas à la règle. Issu de la mythologie roumaine et, plus particulièrement du mythe du « Strigoï » (CF : Adrian Cremene), il a bien sûr nettement inspiré Bram Stoker dans l’élaboration de son Dracula. Mais ce personnage victorien, devenu légendaire, n’occulte-t-il pas le mythe originel ?

Dans son roman « Les Compagnons d’HeLa », Manou Chintesco dépouille les vampires de leurs atours judéo-chrétiens et les débarrasse enfin de la redondante mauvaise conscience moralisatrice dont ils sont généralement affublés en littérature. Les vampires de Manou Chintesco ne regrettent pas leur vie de mortels, bien au contraire. Ils ne sont ni damnés ni enclins aux remords. Avoir été célèbres durant leur première existence est un handicap de taille qui les met au supplice. L’un, parce qu’il reste hanté par de vieilles obsessions, l’autre parce qu’il aimerait juste oublier son ancienne identité. Ouvrage de pur romantisme noir, « Les Compagnons d’HeLa » peut être considéré comme une uchronie doublée d’une métaphore psychanalytique. Un postulat original : faire l’analogie conscient/inconscient - immortalité/mortalité.

 

Les cellules HeLa : Comme l'avait observé Alexis Carrel, les cellules tumorales ont une vitalité accrue qui facilite leur culture et les cellules les plus malignes poussent mieux que celles qui le sont moins. Des lignées de cellules peuvent être ainsi entretenues "immortalisées" pendant des années ou même des décennies, comme les cellules HeLa provenant du cancer d'une malade américaine, Henrietta Lacks – morte en 1951 – qui leur a donné leur nom (à partir des deux premières lettres de ses prénom et nom).